St Gildas - L'église

l'église

L'église Saint-Gildas (XIe), dont on fêtera le millénaire en 2008, est bénie et consacrée le 30 septembre 1032 par Judicaël, évêque de Vannes, puis restaurée au XVII-XVIIIe et au XIXe. Le chœur est probablement reconstruit à la fin du XIème ou au début du XIIe. En 1580, l'abbé Jean de Quilfistre fait quelques réparations, mais en 1598 le visiteur des Bénédictins constate le grand délabrement de l'église. C'est seulement après la réforme de Saint-Maur, en 1649, que des réparations sérieuses sont entreprises. Un procès-verbal de visite de 1678 constate que le chœur et le chevet avaient été remis en état. La nef, en ruine au XVIIe, est rétablie en 1699 par l'architecte vannetais Olivier Delourme (marché passé le 19 septembre 1699). La tour romane, détruite en 1668, est remplacée en 1699 par une tour carrée d'inspiration classique, proposée par l'architecte Delourme : elle est terminée en 1705.

St Gildas, l'église vue du cimetièreElle est adossée à l'abbaye Saint-Gildas (XVIIe), fondée par saint Gildas vers 536 selon le rite. Elle adopte la règle bénédictine en 818. Détruite plusieurs fois par les Normands, elle est relevé par Félix. L'église est consacrée en 1032. L'église, mal en point, est remise en état en 1580.

L'abbaye se détériore aussi rapidement : en 1506, elle est mise en commende, 1575, les bâtiments menacent de tomber en ruines et est fermé en 1598 pour cause d'insalubrité. Des travaux ont lieu en Elle est reconstruite en 1653 (au moins le cloître), 1678, 1699, 1746 mais malgré cela, l'abbaye est rattachée à Vannes et supprimée par Clément XIV en 1773. En 1789, il reste cinq personnes. A la Révolution, naturellement, ils sont vendus comme biens nationaux. En 1790, Militaires et gardes-côtes occupent les lieus. La commune rachète l'église en 1804.

L'abbaye est rachetée par Mme Molé de Champlatreux, fondatrice des religieuses de la Charité St Louis en 1825.

Le 28 mars 1836, une tempête abat le croisillon Sud. L'église est restaurée ensuite en 1875. De 1883 à 1891, l'aspect actuel de l'édifice est construit sous l'égide des Monuments Historiques, qui couvrent la partie romane - la nef - sous une toiture en éteignoir (voir la photo d'en haut)

A l'extérieur, on peut voir trois morceaux de pierre sculptés un ours, un homme portant un objet sur l'épaule et deux cavaliers qui s'élancent l'un contre l'autre, situées sous le toit.

St Gildas, choeur de l'égliseElle abrite encore aujourd'hui de nombreux tombeaux et pierres tombales du XIe au XVIIIe : des enfants ducaux morts au château de Sucinio (Thibaut Ier, Aliénor, Thibaut II, Nicolas, Jeanne), des moines et des abbés dont ceux de St Gildas, saint Félix, de saint Rioc et de saint Goustan. Leur positionnement vertical ne respecte pas leur emplacement originel. Félix avait fait revenir les reliques de Gildas du Berry où elles avaient été mises à l'abri des vikings. Il s'en suivi un grand pèlerinage et la forme de l'église répond à celui-ci : un déambulatoire, un des rares parmi le peu d'églises romane de Bretagne, permettait d'approcher, voir de toucher la tombe sans avoir à passer par le cœur.

Elle contient un magnifique trésor

Cette église est connue pour avoir eu comme abbé Abélard, formé dans mon village.

A l'été 2005, l'abbatiale est en réfection (toiture et transept côté gauche, là où se trouve normalement le bateau ex-voto. Ils ont plus de chance qu'à la Collégiale de Champeaux niveau rapidité...

Autre similitude avec mon village, cette église n'était pas l'église paroissiale. Celle-ci, Saint-Goustan (XIe) a été détruite en 1845. Seul souvenir, le portail qui sert d'entrée au cimetière ancien (puisqu'il y en a un nouveau sur la route de Port Maria).