Les fouilles de 1989 ont révélé trois époques de construction (4 dolmens) dont la plus ancienne est datée de 4 500 ans avant J.C. On y découvre en vrac : corne, crosses, cupules, haches (emmanchées comme à Kermaillard ou juste la lame), idoles, serpents comme sur les autres monuments de la région mais de surprenants peigne, pieds, roue à rayons.
Les pierres qui constitue le Petit-Mont représentent une masse évaluée à plus de 10 000 m3 et sont regroupés sous les noms de cairnI, II et III..
Le cairn I - - 4500 - n'est qu'un tas de pierres (énorme -30m sur 20- mais tas quand même, il ne contient ni chambre, ni dolmen). Il serait en fait destiné à porter une structure disparue (comme à Bilgroix).
Le cairn II - -4000 - a eu le plus à souffrir de la connerie des hommes : l'entrée et la façade est ont été détruite pour faire place à un bunker allemand. Il ne faisait pas bon pour un tel monument être sur un point aussi stratégique.
Il ne reste que les derniers mètres du couloir et la chambre funéraire.
Pour ce dolmen, même le sol est composé de pierres énormes. La chambre, 4m de long sur 3,5m de largeur, à cinq côtés, reprend la forme de la seule dalle du sol. 9 piliers sont décorés. Deux dalles (sol et voûte) sont décorées d'idoles.
La dernière partie - -2600 - comporte deux dolmens, adossés à Cairn II. Le dolmen IIIa est considéré comme un chef d'œuvre de l'art mégalithique armoricain en raison de ses décors. Le dolmen IV, le plafond et des piliers de dolmen III ont été détruits en 43 en même temps que Cairn II. Comme au Gran-Hiol, des pierres sèches s'intercales dans les trous entre les grosses pierres.
Comme la butte de Tumiac, ce lieu se pare du nom de butte de césar. Toujours prêt celui là...
Le site a été restauré suite aux nombreuses dégradations faites par l'armée d'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale (à tel point que certaines personnes installées depuis la même époque croient dur comme fer que le site a été "inventé" pour cacher le blokaus !)